La croissance du PIB devrait s’établir à 6.5 % en 2026 et à 6.2 % en 2027, marquant un ralentissement sur fond d’incertitude liée à l’évolution du conflit au Moyen-Orient et à la politique commerciale des États-Unis. La consommation privée restera dynamique, portée par la progression régulière des salaires et de l’emploi. La croissance de l’investissement sera soutenue par la mise en œuvre de projets pilotés par le secteur public dans le cadre du nouveau plan quinquennal. Les exportations resteront vigoureuses, en partie grâce à l’essor de la demande de nouvelles technologies, mais elles sont exposées à des risques de divergence à la baisse.
L’orientation de la politique monétaire devrait rester accommodante et la politique budgétaire devrait être expansionniste, les autorités poursuivant leur objectif ambitieux d’une croissance moyenne de 10 % sur la période 2026-2030. Améliorer le cadre de politique macroéconomique et réformer le secteur financier pourraient favoriser une meilleure allocation des ressources et stimuler la productivité. De nouvelles mesures destinées à assouplir les restrictions applicables à l’investissement étranger dans les services et à instaurer des règles du jeu équitables entre entreprises privées et entreprises publiques pourraient renforcer la concurrence et la productivité, tandis qu’un système de protection sociale plus complet améliorerait la résilience face aux chocs.