Le PIB réel devrait progresser de 6.3 % durant l’exercice budgétaire 2026-27 et de 6.4 % en 2027-28. La hausse de l’inflation devrait peser sur la consommation privée, alors que l’investissement ralentit en raison de la hausse des prix du pétrole et du gaz et du rationnement du gaz. La croissance de l’emploi et le taux d’activité devraient baisser. L’inflation devrait atteindre 4.8 % au cours de la période 2026-27, sous l’effet de la hausse des coûts des denrées alimentaires, de l’énergie et des engrais et de la dépréciation de la monnaie. Le déficit devrait se creuser, étant donné que l’augmentation du coût des importations d’énergie compensera le tassement de la demande intérieure. Un rationnement plus durable de l’énergie pourrait se traduire par une croissance plus faible. À l’inverse, des mesures de soutien liées à l’énergie pourraient avoir un impact plus marqué que prévu sur les revenus réels et la consommation.
La politique budgétaire devrait devenir expansionniste en 2026-27 afin d’atténuer les répercussions de la hausse des prix de l’énergie, notamment par le biais des subventions. Un abandon progressif des mesures d’aide liées aux prix au profit de transferts ciblés pourrait réduire le coût budgétaire de la politique de soutien. Après une période d’assouplissement, la politique monétaire devrait se resserrer par une hausse des taux directeurs au début de l’exercice 2026-27 afin de maintenir l’inflation dans la fourchette visée. Une simplification et une harmonisation des règles permettraient de réduire la charge administrative, ce qui stimulerait la productivité et l’investissement. Accélérer le déploiement des énergies renouvelables renforcerait la sécurité énergétique et ferait baisser les émissions de carbone.