La croissance du PIB devrait s’établir à 0.7 % en 2026 et à 1.6 % en 2027. Le choc sur les prix mondiaux de l’énergie et la faiblesse de la production automobile freinent les échanges et la consommation. L’absorption des fonds de l’UE continuera de soutenir l’investissement en 2026, mais l’incertitude économique accrue va freiner à l’avenir la formation de capital. La hausse persistante des prix de l’énergie, le futur train de mesures d’assainissement budgétaire et une croissance plus faible que prévu en Europe, en particulier dans le secteur automobile, font peser des risques évidents à la baisse sur les perspectives.
Pour que la trajectoire d’ajustement budgétaire nécessaire puisse être réalisée, il est essentiel de poursuivre la transition d’un modèle fondé sur des augmentations de recettes à une logique de modération des dépenses. Une amélioration de l’efficience des dépenses publiques, passant notamment par un renforcement des capacités de préparation et de mise en œuvre des projets, peut favoriser une meilleure utilisation des fonds de l’UE. Une amélioration du ciblage des subventions énergétiques permettrait d’alléger la lourde charge qui pèse sur le budget, de supprimer les effets de distorsion et d’encourager les initiatives en faveur de l’efficacité énergétique. Enfin, alléger les formalités administratives tout en renforçant l’état de droit renforcerait durablement les perspectives de croissance.