Après s’être contractée en 2024, l’économie néo-zélandaise a commencé à se redresser au second semestre de 2025. La croissance devrait s’établir à 1.4 % en 2026 et à 2.2 % en 2027, portée par le récent assouplissement monétaire et la résilience des exportations. Toutefois, cette reprise reste fragile, la situation du marché du travail demeurant morose et la confiance étant fragilisée par la hausse des prix de l’énergie et la forte incertitude. L’inflation, qui s’établissait toujours au début de 2026 à un niveau légèrement supérieur à la fourchette cible comprise entre 1 % et 3 %, devrait continuer de grimper cette année, à mesure que le renchérissement de l’énergie se répercute sur les coûts du transport et d’autres intrants, avant de reculer en 2027. Les risques restent orientés de manière prédominante à la baisse et tiennent notamment à l’approvisionnement énergétique.
Il conviendrait de poursuivre un assainissement budgétaire constant afin de veiller à la viabilité des finances publiques, tout en se ménageant une marge de manœuvre en cas de concrétisation de risques à la baisse. Les mesures d’aide liées à l’énergie devraient rester temporaires et ciblées et préserver les incitations à la réduction de la consommation d’énergie. Les autorités monétaires devraient continuer de fonder leur politique sur les données disponibles, afin de veiller au maintien de l’ancrage des anticipations d’inflation, tout en exerçant un pilotage équilibré qui tienne compte de la recrudescence des pressions inflationnistes et des capacités inemployées restantes. Des réformes structurelles s’imposent pour rehausser la faible productivité et accroître la résilience : il faudrait notamment améliorer la sécurité énergétique et l’accessibilité financière de l’énergie, approfondir les marchés de capitaux, intensifier la concurrence et renforcer la transformation numérique et l’innovation, en particulier dans le secteur de la santé.