La croissance du PIB devrait demeurer résiliente et atteindre 2.8 % en 2026, avant de ralentir à 2.0 % en 2027, malgré le conflit en cours au Moyen-Orient. Elle restera soutenue par la consommation privée et les dépenses de défense. Les consommateurs pourront bénéficier, dès 2026, de retraits ponctuels sur leurs contrats d’épargne‑retraite privée. La situation sur le marché du travail demeure tendue et l’inflation devrait grimper à 5.1 % en 2026, en raison du renchérissement de l’énergie, avant de refluer en 2027. L’intensification des menaces géopolitiques régionales et la persistance d’un niveau élevé des prix de l’énergie durant une période prolongée constituent les principaux risques entourant ces perspectives.
Le déficit budgétaire devrait se creuser à 3 % du PIB environ, sous l’effet de l’augmentation des dépenses consacrées à la défense et aux retraites. Un assainissement des finances publiques, accompagné d’une stratégie claire en matière de dépenses et de fiscalité, sera nécessaire au cours des prochaines années pour maintenir la dette à un niveau relativement faible. Maintenir le caractère temporaire des mesures de soutien liées à l’énergie, tout en affinant le ciblage en faveur des ménages à faibles revenus, permettrait de renforcer l’efficacité de l’action publique. Un approfondissement des marchés de capitaux aurait pour effets d’atténuer les contraintes de financement des entreprises et de stimuler la croissance de la productivité.