La croissance du PIB diminuera à 0.7 % en 2026, avant de rebondir à 1.1 % en 2027. Les mesures de soutien liées à l’énergie et l’indexation partielle des salaires ne compenseront que partiellement les effets négatifs de l’inflation et du redressement des finances publiques sur le pouvoir d’achat, ce qui pèsera sur la dynamique de la consommation. L’inflation globale augmentera à 3.5 % en 2026, avant de diminuer à 2.6 % en 2027. Le choc énergétique, conjugué aux tensions géopolitiques, pénalisera également les exportations. Les pénuries potentielles de gaz ou de pétrole constituent un risque pour l’industrie belge, très dépendante aux combustibles fossiles. Une stratégie d’assainissement qui échouerait à replacer la dette publique sur une trajectoire descendante entraînerait un alourdissement de la charge d’intérêts, déjà élevée.
L’assainissement des finances publiques est engagé, mais des efforts supplémentaires demeurent indispensables pour stabiliser le niveau élevé de la dette publique et renforcer la coordination budgétaire entre les autorités fédérales et régionales. En diminuant la forte intensité énergétique et la dépendance à l’égard des combustibles fossiles par une stratégie globale de transition énergétique, il serait possible de renforcer la sécurité des approvisionnements et la résilience aux chocs énergétiques. Un allégement des charges administratives et une simplification des procédures d’autorisation favoriseraient l’investissement.