La croissance va fléchir pour s’établir à 0.9 % en 2026, à mesure que le regain de tensions inflationnistes réduira les revenus réels et exacerbera l’incertitude, pesant sur la consommation et l’investissement privés. Elle remontera ensuite à 1.1 % en 2027, à la faveur de la normalisation des prix mondiaux de l’énergie et d’une amélioration progressive des conditions commerciales et financières. L’inflation mesurée par les prix à la consommation devrait augmenter à 3.7 % en 2026, avant de redescendre à 2.4 % en 2027, tandis que l’inflation sous-jacente continuera de reculer dans un contexte de ralentissement de la croissance des salaires dû à l’augmentation du sous-emploi de la main-d’œuvre. Le taux de chômage devrait atteindre 5.5 % en 2026, avant de revenir lentement à 5.3 % en 2027.
L’orientation de la politique monétaire devrait être encore assouplie, étant donné que la Banque d’Angleterre devrait faire abstraction du choc énergétique en 2026 et adopter une orientation neutre en 2027, à mesure que les tensions sous-jacentes sur les prix s’atténuent. La politique budgétaire restera restrictive malgré une augmentation temporaire du déficit budgétaire cette année, compte tenu du niveau élevé des coûts d’emprunt et des charges d’intérêts de la dette, ainsi que de l’augmentation de la dette publique. Il est essentiel de continuer à réduire l’exposition à la hausse des prix de l’énergie importée, notamment en améliorant la cohérence des signaux de prix et en accélérant les investissements dans les réseaux électriques et la flexibilité du système. L’achèvement rapide de la réforme de la planification favoriserait la réalisation des projets d’infrastructures et renforcerait la croissance.