Après la forte contraction provoquée par les opérations militaires de mars et d’avril 2026, l’économie rebondira vigoureusement. Les grands paramètres du secteur privé, la stabilité des conditions financières et le redressement rapide de la consommation et de la construction après les cessez-le-feu devraient porter la croissance du PIB à 3.3 % en 2026 et à 5.6 % du PIB en 2027. L’inflation refluera, passant de 2.3 % en 2026 à 2.1 % en 2027, parallèlement au recul des prix des combustibles et à la normalisation de l’offre de main-d’œuvre. Les déficits budgétaires vont se resserrer, dans un contexte où les dépenses militaires devraient diminuer et les recettes demeurer robustes. Les risques de divergence à la hausse comme à la baisse par rapport aux perspectives sont considérables : une reprise à haute intensité des hostilités affaiblirait l’activité et fragiliserait les finances publiques, tandis qu’un approfondissement de l’intégration commerciale régionale pourrait fortement dynamiser la croissance.
La politique monétaire pourra bénéficier de nouvelles marges d’assouplissement à mesure que les tensions sur la main-d’œuvre liées aux impératifs de sécurité diminueront. La politique budgétaire devrait viser à reconstituer des marges de manœuvre en pérennisant les mesures relatives aux recettes et en réduisant les dépenses de défense lorsque cela est possible, tout en conservant une capacité d’investissement propice à la croissance dans l’éducation et les infrastructures.