La croissance du PIB réel devrait se hisser à 1.9 % en 2026, puis à 2.5 % en 2027. La demande intérieure est soutenue par une politique budgétaire expansionniste, par l’augmentation des revenus réels et par un rebond de l’investissement résidentiel et de l’investissement public, notamment dans le domaine de la défense. Le chômage devrait reculer progressivement, pour passer de 8.9 % en 2025 à 7.6 % en 2027. L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation à taux d’intérêt hypothécaire constant (IPCC) devrait descendre à 1.2 % en 2026 en raison d’effets de base et de baisses d’impôts, avant de remonter à 1.9 % en 2027. Les risques de divergence à la baisse prédominent, dans un contexte de tensions géopolitiques et de taux élevé d’épargne de précaution, qui pourraient ne pas diminuer conformément aux projections.
Les autorités monétaires devraient garder pour principal objectif l’ancrage des anticipations d’inflation, en se projetant au-delà des réformes fiscales et des chocs sur les prix temporaires. Il faudra préserver la crédibilité de la politique budgétaire lorsque la nouvelle règle d’équilibre budgétaire sera instaurée, en inscrivant la politique expansionniste actuelle sur une trajectoire claire d’assainissement à moyen terme. Les mesures de soutien liées à l’énergie devraient rester provisoires et ciblées, afin de continuer d’encourager les économies d’énergie et de limiter l’impact budgétaire. La levée progressive des mesures d’encadrement des loyers et des aides fiscales aux propriétaires immobiliers aiderait à corriger les déséquilibres sur le marché du logement.