La croissance du PIB (ajusté des jours travaillés) devrait s’établir à 0.7 % en 2026 et à 1.1 % en 2027. La consommation privée sera soutenue par la progression des salaires, mais à un rythme plus lent, sachant que la hausse des prix de l’énergie et de l’inflation affaiblira la croissance des revenus réels. L’investissement public augmentera fortement du fait de l’assouplissement des règles budgétaires et de l’ampleur des besoins d’investissement. L’investissement privé se redressera peu à peu, sous l’effet de la progression de l’investissement public et de l’ampleur de l’épargne des entreprises, mais l’incertitude liée à l’action publique à l’échelle mondiale pèsera sur l’investissement dans les secteurs manufacturiers tournés vers l’exportation. Les exportations se redresseront progressivement à mesure que la demande mondiale se raffermira.
Pour assurer la viabilité des finances publiques à moyen terme, il faudra améliorer l’efficience des dépenses publiques, redéployer des dépenses et élargir la base d’imposition, ainsi que remédier aux tensions grandissantes exercées sur les dépenses par le vieillissement rapide de la population. Il est nécessaire de continuer d’alléger les formalités administratives, de convertir l’administration publique au numérique et de renforcer les capacités de mise en œuvre des projets d’infrastructure, notamment au niveau des communes, pour soutenir l’investissement public et privé. Cela contribuerait aussi à accélérer la transition écologique et à réduire la dépendance à l’égard des importations de combustibles fossiles. Pour éviter que l’assouplissement budgétaire considérable ne crée de nouvelles tensions inflationnistes, il est indispensable de réduire les obstacles à l’entrée des entreprises sur le marché et à leur croissance et de remédier aux pénuries de main-d’œuvre qualifiée.