Le PIB continental poursuivra son redressement, mais à un rythme modéré. Les revenus des exportations et les recettes publiques augmenteront fortement à la faveur des prix élevés du pétrole et du gaz. L’incidence directe des prix du pétrole sur l’inflation sera limitée grâce à plusieurs mesures d’aide énergétique. Toutefois, les prix des importations augmenteront et la demande des partenaires commerciaux fléchira. L’investissement des entreprises et les exportations de la Norvège continentale devraient faiblir quelque peu. Néanmoins, la consommation des ménages, portée par une progression des salaires plus forte qu’escomptée, continuera de soutenir le PIB continental.
La politique monétaire est restée à juste titre restrictive, compte tenu de la persistance des tensions sous‑jacentes sur les prix. La banque centrale a relevé son taux directeur de ¼ de point de pourcentage pour le porter à 4.25 % en début mai, ce qui devrait permettre de maintenir l’ancrage des anticipations d’inflation. La politique budgétaire reste expansionniste. Compte tenu de la forte augmentation du déficit structurel hors pétrole, les autorités norvégiennes devraient s’abstenir de tout assouplissement supplémentaire afin d’éviter d’alimenter une dynamique inflationniste. L’allégement des contraintes réglementaires, en particulier dans le secteur de l’électricité, favoriserait une croissance durable.