Le PIB réel augmentera de 3.2 % en 2026, puis de 5.0 % en 2027. La consommation privée fléchira, l’accélération de l’inflation et la dégradation de la situation du marché du travail pesant sur les revenus réels, mais l’investissement public devrait se redresser progressivement, après s’être contracté à la fin de 2025. L’inflation augmentera sur fond de hausse des prix de l’énergie et de dépréciation du peso, tandis que le déficit des paiements courants se creusera. Étant donné la dépendance des Philippines à l’égard des importations d’énergie, les risques à la baisse sont essentiellement liés à l’éventualité d’un rationnement énergétique, ainsi que d’un fléchissement des envois de fonds des travailleurs émigrés, et à l’incertitude qui entoure le redressement de l’investissement public.
La politique monétaire devrait se durcir en 2026, sur fond d’intensification des tensions inflationnistes et des pressions sur le taux de change. La politique budgétaire prendra une orientation plus expansionniste à court terme, du fait des mesures d’aide énergétique, avant de se resserrer de nouveau en 2027. Renforcer l’efficacité des aides énergétiques, notamment en améliorant leur ciblage, permettrait de contenir leur coût budgétaire, tout en protégeant les ménages vulnérables. La mise en œuvre de réformes structurelles destinées à renforcer la concurrence et à améliorer le climat de l’investissement favoriserait la croissance à moyen terme.