La croissance économique devrait rester modeste, fléchissant à 1 % en 2026, avant de se redresser à 1.4 % en 2027. En 2026, les répercussions du conflit en cours au Moyen-Orient freineront l’activité en raison d’un ralentissement de la consommation privée sous l’effet de la hausse des coûts énergétiques, et de l’atonie de la demande extérieure, ce qui traduit la sensibilité des Pays-Bas à l’évolution du commerce mondial. Compte tenu du recul de l’inflation et de la vigueur de la progression des salaires, la consommation devrait se redresser graduellement en 2027, soutenue par l’investissement public. L’inflation devrait se hisser provisoirement à 2.7 % en 2026, avant de se replier à 2.1 % en 2027. Toutefois, il est possible que l’inflation persiste plus longtemps que prévu, car les effets indirects liés aux salaires, accentués par un marché du travail déjà tendu, pourraient maintenir l’inflation sous-jacente à un niveau élevé plus durablement, en dépit de la modération de l’inflation globale.
Malgré l’augmentation des dépenses de défense, la politique budgétaire reste à juste titre légèrement accommodante, comme en témoignent les mesures compensatoires destinées à accroître les recettes fiscales tirées des revenus du travail et à ralentir la progression des dépenses de santé et de sécurité sociale. Dans un contexte de hausse des prix de l’énergie, il conviendrait de laisser jouer pleinement les stabilisateurs automatiques afin d’atténuer l’incidence de ce choc sur les revenus et la demande, tout en préservant les incitations en faveur des investissements verts et des ajustements en la matière. Privilégier les investissements propices à la productivité, notamment dans les compétences numériques et l’adoption des technologies dans ce domaine, et réduire les goulets d’étranglement du réseau électrique qui freinent l’investissement privé, concourrait à étayer la croissance à moyen terme.