Après avoir atteint 0.5 % en 2025, la croissance du PIB devrait s’établir à 1.6 % en 2026 et à 2.0 % en 2027. En raison du choc sur les prix de l’énergie et de la suppression progressive attendue du plafonnement des prix des combustibles d’ici à la mi-2026, le rythme d’augmentation de la consommation privée ralentira temporairement, malgré la forte progression des salaires nominaux et la réduction de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP). L’investissement devrait repartir à la hausse, après avoir chuté de 16 % sur la période 2022-2025. Les exportations pâtiront de la morosité de la croissance dans la zone euro en 2026, avant de se redresser en 2027. Un choc énergétique plus prononcé qu’attendu pourrait dégrader les perspectives en matière de croissance et de budget, tandis que des progrès dans les discussions relatives aux fonds européens gelés pourraient renforcer la confiance et l’investissement.
Dans un contexte marqué par l’incertitude et la hausse des prix de l’énergie, la banque centrale devrait maintenir son taux directeur inchangé en 2026, avant de l’abaisser de nouveau en 2027. Alors que la politique budgétaire devrait être assouplie en 2026, dans un contexte de réduction de l’IRPP et de revalorisation des salaires dans le secteur public, il sera nécessaire de reconstituer des marges de manœuvre budgétaires pour se préparer à une augmentation des dépenses liées au vieillissement démographique, ainsi que des coûts d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ses effets. Remplacer le plafonnement des prix de l’énergie par des transferts en espèces ciblant les ménages vulnérables renforcerait les incitations aux économies d’énergie et à la rénovation des logements et réduirait l’exposition des finances publiques aux prix de l’énergie, ainsi que la dépendance à l’égard des importations d’énergie.