La croissance devrait ralentir pour s’établir à 0.7 % en 2026 et rester faible en 2027, à 0.8 %. L’activité économique s’est renforcée au second semestre de 2025, à la faveur d’un redressement de l’investissement et des exportations et d’un raffermissement modeste de la consommation des ménages, mais a ralenti début 2026. La dynamique économique a été perturbée par le conflit en cours au Moyen-Orient. La flambée de l’inflation qui en résulte érode le pouvoir d’achat et pèse sur la consommation privée. Le regain d’incertitude devrait freiner l’investissement des entreprises. L’investissement dans la construction résidentielle devrait s’avérer plus résilient, soutenu par l’augmentation antérieure du nombre de permis de construire délivrés, même si la hausse des taux d’intérêt continuera de peser sur le marché des logements anciens.
Le déficit budgétaire est passé de 5.8 % du PIB en 2024 à 5.1 % du PIB en 2025, dépassant l’objectif de 5.4 % grâce à des recettes plus élevées que prévu, notamment au titre de l’impôt sur les sociétés, et à une gestion rigoureuse des dépenses. Le déficit devrait atteindre l’objectif du gouvernement de 5 % du PIB en 2026 avant de se replier à 4.6 % du PIB en 2027. Néanmoins, les risques sont élevés, car ces projections reposent sur l’hypothèse qu’aucune mesure de soutien supplémentaire liée à l’énergie de vaste portée ne sera prise et que la production et les exportations d’énergie au Moyen-Orient se rétabliront progressivement à partir du deuxième semestre de 2026. Bien que la France soit relativement moins exposée aux perturbations des exportations en provenance du Moyen-Orient compte tenu de son mix énergétique, la poursuite de l’électrification de l’industrie et des transports permettrait de renforcer sa résilience. La croissance pourrait être stimulée en prenant des mesures en faveur de l’emploi des jeunes et des travailleurs âgés, et en levant les freins à la productivité grâce au renforcement des compétences, de la R-D et des investissements dans le numérique.