La reprise économique va se poursuivre malgré les turbulences provoquées par le conflit en cours au Moyen-Orient : la croissance du PIB devrait s’établir à 1.8 % en 2026 et à 2.7 % en 2027, tirée par l’essor de l’investissement privé, de la consommation et de l’investissement public. L’inflation atteindra 4.1 % en 2026 du fait de la répercussion du renchérissement de l’énergie sur les prix à la consommation, tandis que l’annulation de l’augmentation prévue de droits d’accise n’aura qu’un effet protecteur limité sur les ménages. Les risques de divergence à la baisse prédominent, notamment sous la forme de tensions géopolitiques régionales, d’un repli de la demande des marchés nordiques et d’un niveau durablement élevé des prix de l’énergie.
Le déficit public se creusera pour avoisiner 4.5 % du PIB en 2026 et en 2027. Toute marge de manœuvre budgétaire inattendue devrait être utilisée pour réduire le déficit, sachant qu’il conviendrait d’engager un assainissement régulier des finances publiques dès l’année prochaine. Une stratégie à long terme en matière de dépenses et de fiscalité est nécessaire pour répondre aux tensions exercées par le vieillissement démographique, le climat et la défense. Les mesures de soutien liées à l’énergie devraient être temporaires et cibler les ménages vulnérables. Des investissements dans le réseau, la sécurité énergétique et le stockage favoriseraient la résilience et la transition écologique.