La croissance économique devrait ralentir pour s’établir à 4.5 % en 2026 puis à 4.3 % en 2027. Compte tenu de sa forte consommation d’énergie et de sa dépendance à l’égard des importations, la Chine est exposée aux augmentations des cours mondiaux du pétrole. Toutefois, une réduction de ses coûts d’approvisionnement, un recours croissant aux énergies renouvelables et l’abondance de ses réserves en atténueront les effets. La diminution des droits de douane appliqués par les États-Unis et les gains de compétitivité réalisés dans les secteurs de haute technologie auront un impact positif sur les exportations. La consommation sera freinée par une épargne de précaution élevée, mais soutenue par l’action des pouvoirs publics. L’investissement immobilier continuera de reculer et les prix baisseront. La campagne « anti-involution » (destinée à lutter contre une concurrence délétère) pèsera sur l’investissement des entreprises, mais l’investissement en infrastructures se redressera sous l’effet de mégaprojets. Les principaux risques résident dans l’éventualité de perturbations plus graves des marchés de l’énergie et d’un ralentissement plus prononcé de la demande mondiale.
La politique monétaire demeure accommodante : les taux d’intérêt se maintiennent à des niveaux très bas et des baisses des taux d’intérêt ou des coefficients de réserves obligatoires restent possibles. La politique budgétaire est devenue un peu plus expansionniste du fait de mesures quasi budgétaires, telles que des dépenses financées via des banques de développement. La Chine a accompli des progrès rapides en matière de développement de la production d’électricité à partir de sources renouvelables, mais elle doit déployer davantage d’efforts pour renforcer sa sécurité énergétique et réduire ses émissions.