La croissance du PIB réel devrait ralentir pour s’établir à 1.6 % en 2026 selon les projections, avant de rebondir pour atteindre 2.1 % en 2027. Les exportations seront le principal moteur de la croissance en 2026, sous l’effet du dynamisme du secteur des matières premières et de la vigueur de la demande chinoise. La consommation privée restera solide, dans le contexte d’une situation du marché du travail favorable et d’une progression des revenus disponibles. Les taux d’intérêt élevés pèseront sur l’investissement en 2026. L’inflation devrait reculer peu à peu, malgré le conflit en cours au Moyen-Orient, pour atteindre 4.4 % en 2026 puis 3.6 % en 2027. De nouvelles hausses des prix de l’énergie et des engrais pourraient peser sur la croissance et alimenter l’inflation.
Pour garantir la viabilité de la dette publique à long terme, il faudra poursuivre l’assainissement des finances publiques et améliorer l’efficience des dépenses publiques, tout en renforçant l’administration fiscale et le recouvrement des recettes. La politique monétaire devrait être assouplie progressivement en 2026 et en 2027 à mesure que les tensions inflationnistes s’atténueront. Le Brésil se caractérise par un bouquet énergétique remarquablement propre et par une faible dépendance à l’égard des importations d’énergie mais il pourrait amplifier les investissements dans des énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire. Une réduction des obstacles réglementaires dans les industries de réseau et les services professionnels pourrait stimuler la concurrence et avoir des effets positifs sur la productivité dans un large éventail d’activités en aval.