La croissance du PIB devrait se maintenir autour de 2 % en 2026, avant de ralentir pour atteindre 1.8 % en 2027. Le choc énergétique et l’incertitude accrue liée au conflit en cours au Moyen-Orient devraient freiner la croissance de la consommation des ménages, mais la croissance sous-jacente reste soutenue par la vigueur des investissements liés à l’IA. La croissance de la productivité s’est renforcée, tandis que celle de l’emploi a nettement ralenti. Le renchérissement de l’énergie entraînera une hausse marquée mais temporaire de l’inflation. Les risques de divergence à la baisse par rapport aux projections prédominent : une augmentation prolongée des prix du pétrole pèserait encore davantage sur l’activité économique, tandis que la valorisation élevée des actions et les vulnérabilités sur les marchés du crédit privé créent des risques supplémentaires. En revanche, le rebond récent de la croissance de la productivité du travail pourrait s’avérer plus durable que prévu.
La fourchette retenue comme objectif de taux directeur devrait être maintenue entre 3.5 % et 3.75 %, même si des relèvements de taux pourraient se justifier en cas de tensions inflationnistes plus persistantes que prévu. Le déficit budgétaire reste d’une ampleur sans précédent, s’établissant à plus de 7 % du PIB, et continuera de croître. Un assainissement durable des finances publiques sera nécessaire pour modérer les tensions liées à la demande et placer le ratio d’endettement sur une trajectoire stable. Enfin, la suppression des obstacles à l’investissement dans les domaines de la production, de la distribution et du stockage de l’électricité permettrait d’accroître la sécurité énergétique.