La croissance du PIB devrait s’établir à 3.1 % en 2026 et à 3.8 % en 2027. La hausse des prix de l’énergie et des matières premières pèse sur la demande intérieure, sur fond de conditions financières restrictives. D’ici à la fin de 2026, l’amélioration de la confiance des consommateurs et la baisse des taux d’intérêt étayeront le raffermissement de la consommation et de l’investissement. Le recul de l’inflation devrait ramener l’inflation globale annuelle sous la barre des 20 % au premier semestre de 2027. L’un des principaux risques est de voir l’évolution du conflit au Moyen-Orient et les tensions sur les prix qui en résultent ralentir encore le processus de désinflation.
Le mouvement de baisse des taux d’intérêt est interrompu depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Une politique monétaire restrictive devra être maintenue afin de faire reculer les anticipations d’inflation, qui demeurent très supérieures à l’objectif d’inflation de la banque centrale. De nouvelles hausses de taux ne devraient pas être exclues. Une politique budgétaire restrictive devrait continuer de compléter les efforts déployés par les autorités monétaires pour maîtriser l’inflation. Accélérer le déploiement des énergies renouvelables contribuerait à renforcer la sécurité énergétique et à limiter les émissions. Des incitations fiscales mieux conçues pour encourager l’activité des femmes, l’amélioration des compétences et la réduction des obstacles à l’entrée dans les services sont autant de leviers pour soutenir les efforts actuellement déployés en vue de rehausser le potentiel de croissance à long terme.