Le PIB devrait progresser à un rythme de 4.2 % en 2026, puis de 4.8 % en 2027. La consommation privée devrait rester vigoureuse, portée par des conditions favorables sur le marché du travail. Le dynamisme des secteurs à forte intensité technologique, notamment les semi-conducteurs, stimulera l’investissement. L’inflation devrait accélérer, alimentée par la hausse des salaires, l’augmentation des prix de l’énergie et des effets indirects. La demande extérieure devrait fléchir dans un contexte de niveau élevé des cours mondiaux de l’énergie, de perturbations des chaînes de valeur et de forte incertitude. Le conflit en cours au Moyen-Orient et le regain des tensions commerciales internationales constituent des risques majeurs pour les exportations manufacturières de la Malaisie.
La poursuite de l’assainissement des finances publiques permettrait de constituer des marges de manœuvre budgétaires pour faire face aux besoins de dépenses futures en matière de protection sociale, d’éducation et de transition écologique. À cette fin, il conviendrait de supprimer progressivement les subventions énergétiques, tout en renforçant les mesures d’accompagnement ciblées en faveur des catégories vulnérables de la population, et en mobilisant des recettes fiscales supplémentaires. La politique monétaire est globalement neutre, et les autorités monétaires devraient rester attentives à la survenue de tensions sur les prix et relever les taux d'intérêt, le cas échéant. L’assouplissement du plafonnement des participations étrangères et la suppression progressive des contrôles de prix pourraient stimuler la productivité, tandis que l’implication des dirigeants d’entreprise dans la conception des programmes de formation professionnelle et d’enseignement supérieur pourrait réduire l’inadéquation des compétences.