L’envolée des exportations de produits pharmaceutiques liée aux droits de douane a porté la croissance du PIB à 12.4 % en 2025. L’économie devrait se contracter de 1 % en 2026, en raison de la dissipation du phénomène d’anticipation qui a caractérisé les exportations, de l’incertitude géopolitique et de la hausse des prix de l’énergie. Le PIB augmentera de 2.9 % en 2027, à la faveur du redressement des marchés d’exportation. Soutenue par un marché du travail relativement résilient, la demande intérieure ajustée (c’est-à-dire corrigée des principales distorsions découlant des activités des entreprises multinationales) devrait se modérer toute en augmentant de 2.1 % en 2026, puis de 2.5 % en 2027.
L’orientation de la politique budgétaire devrait être globalement neutre en 2026-27. Des baisses générales et explicitement limitées dans le temps des droits d’accise sur l’énergie font partie des principales initiatives prises récemment face au choc énergétique. Des mesures plus ciblées préserveraient les signaux de prix et représenteraient un coût budgétaire plus faible. Compte tenu des plus-values de recettes enregistrées au titre de l’impôt sur les sociétés, il sera crucial de mettre en œuvre une règle budgétaire nationale contraignante pour assurer la viabilité des finances publiques à moyen terme. Accélérer les procédures de délivrance d’autorisations afin de faire passer à la vitesse supérieure le déploiement des capacités de production d’énergie d’origine renouvelable améliorerait la sécurité énergétique.