La croissance du PIB réel devrait ralentir pour s’établir à 2.6 % en 2026 et à 2.4 % en 2027. Le rythme de progression de la consommation baissera, en raison du ralentissement de l’augmentation des revenus réels sur fond de forte inflation. La croissance de l’investissement fléchira à cause de la montée de l’incertitude et de l’expiration de la facilité de l’Union européenne (UE) pour la reprise et la résilience en 2026. Les exportations se redresseront légèrement sous l’effet du raffermissement de la demande extérieure. Un conflit de longue durée au Moyen-Orient maintiendrait plus durablement les prix de l’énergie à un niveau élevé, ce qui attiserait l’inflation et pèserait sur la croissance économique.
Un retour à la prudence budgétaire est nécessaire pour favoriser la désinflation, reconstituer des marges de manœuvre budgétaires et se préparer à faire face aux tensions à moyen et long terme sur les dépenses. Il conviendrait d’éliminer progressivement les mesures de soutien liées au prix de l’énergie non ciblées et de préserver les incitations à réduire l’utilisation de combustibles fossiles. Accélérer la délivrance d’autorisations et l’investissement dans les capacités des réseaux favoriserait le déploiement des énergies renouvelables et la sécurité énergétique. Des réformes des retraites et des politiques en faveur de la santé et des compétences des travailleurs permettraient d’allonger la durée de la vie active, ce qui stimulerait la croissance dans un contexte de vieillissement démographique.