L’analyse de la composition des recettes des administrations publiques permet d’en identifier les sources et d’en observer l’évolution dans le temps. Dans tous les pays de l’OCDE, les impôts sont la source la plus importante de recettes des administrations publiques, malgré un poids variable en fonction des pays. En 2023, les impôts ont représenté 60.5 % des recettes publiques en moyenne, les pays où cette part était la plus élevée étant le Danemark (86.8 %) et l’Australie (82.4 %). À l’opposé, des pays comme le Costa Rica (42.5 %), la République slovaque (46.2 %) et la Tchéquie (46.3 %) ont tiré une moindre part de leurs recettes des impôts mais davantage des cotisations sociales, représentant en moyenne 24.5 % des recettes pour l’ensemble des pays de l’OCDE en 2023. Les pays de l’OCDE perçoivent également une petite proportion de leurs recettes de la vente de biens et de services, avec une moyenne de 8.2 %. Les dons et autres recettes représentent la catégorie de recettes la plus faible, avec 6.8 % en moyenne. Cependant, dans certains pays d’Amérique latine comme le Mexique (25.2 %), la Colombie (35.5 %) et le Costa Rica (32 %), ainsi qu’en Norvège (27.9 %), cette catégorie constitue une part significative des recettes (Graphique 16.4).
En 2023, la part des recettes provenant des impôts a augmenté en moyenne d’un point de pourcentage (p.p.) par rapport à 2019, tandis que les recettes provenant des cotisations sociales ont diminué de 0.7 p.p. en comparaison avec les niveaux d’avant la pandémie. En ce qui concerne les ventes (-0.4 p.p.) et les dons et autres recettes (+0.1 p.p.), l’évolution moyenne est relativement faible. Toutefois, les écarts sont plus marqués dans certains pays. Ainsi au Costa Rica, la part des recettes provenant des impôts a chuté de 16.0 p.p. et celle provenant des cotisations sociales de 9.3 p.p., au profit des dons et autres recettes qui ont enregistré une hausse relative de 26.9 p.p. (Graphique 16.5). Le Costa Rica déployant notamment un programme de réforme pluriannuel ambitieux couvrant de multiples domaines, lequel s’appuie sur des financements internationaux (FMI 2024).
L’impôt sur le revenu et les bénéfices représente la part la plus importante des recettes fiscales en 2022, avec une part moyenne de 36.5 % dans les pays de l’OCDE, contre 33.9 % en 2019 (Graphique 16.6). Cette source représentait la plus grande part des recettes fiscales dans 18 des 38 pays de l’OCDE en 2022, le Danemark (64.6 %), l’Australie (62.2 %) et la Norvège (60.9 %) étant les pays tirant la plus grande partie de leurs recettes fiscales de cette ressource pour cette même année. Les impôts sur les biens et les services représentaient la deuxième source de recettes la plus importante (31.6 %), suivis par les cotisations de sécurité sociale (24.8 %). Au Chili, la plus grande part des recettes provient des impôts sur les biens et services (47.8 %), ce qui s'explique principalement par un fort recours à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et le fait que seule une faible part des contribuables est imposable sur le revenu (OCDE, 2025). À l’inverse, la Tchéquie était le pays enregistrant la part la plus élevée de recettes provenant des cotisations de sécurité sociale (45.9 %), en raison d’une imposition du travail plus forte que celle du revenu (OCDE, 2023).