Parmi les pays qui ont participé à l’enquête de l’OCDE sur la confiance en 2021 et en 2023, la part de la population satisfaite du système éducatif a diminué de 4 points de pourcentage, reculant de 61 % à 57 %. La satisfaction a néanmoins augmenté dans 7 des 20 pays pour lesquels des données sont disponibles pour les deux années. Elle a enregistré les hausses les plus importantes en Colombie (où elle est passée de 36 % à 56 %), au Canada (de 60 % à 68 %) et en Australie (de 63 % à 70 %). Le Danemark a maintenu des niveaux de satisfaction élevés et supérieurs à 74 % au cours de ces deux années, ce qui témoigne de l’approbation constante de son système éducatif par la population (Graphique 4.4).
Les effets bénéfiques de l’accueil et de l’éducation des jeunes enfants sur leur épanouissement et leur bien-être ne sont plus à démontrer (OCDE, 2022). Les taux de scolarisation dans l’enseignement préscolaire constituent un indicateur de l’accessibilité et reflètent la disponibilité et l’inclusivité des systèmes éducatifs publics. En moyenne, les taux de scolarisation dans les pays de l’OCDE s’élèvent à 75 % dans le cas des enfants de 3 ans et à 89 % dans celui des enfants de 4 ans. La France, où la scolarité est obligatoire à partir de 3 ans, assure, tout comme le Royaume-Uni, la scolarisation universelle des enfants des deux classes d’âge. Plusieurs autres pays ont des taux de scolarisation supérieurs à 95 % dans ces deux classes d’âge (Belgique, Norvège, Danemark, Islande, Israël, Corée, Norvège et Espagne). Des disparités notables persistent. La Türkiye, par exemple, fait état de taux de scolarisation ne dépassant pas 11 % pour les enfants de 3 ans et 33 % pour ceux de 4 ans, tandis qu’en Suisse, ces taux ne sont que de 2 % pour les enfants de 3 ans et de 49 % pour ceux de 4 ans (Graphique 4.5).
Les résultats en mathématiques du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) constituent un indicateur de la qualité des systèmes éducatifs et évaluent dans quelle mesure ceux-ci dispensent aux élèves des compétences essentielles en matière d’analyse et de résolution de problèmes. En 2022, les élèves des pays de l’OCDE ont en moyenne obtenu 472 points au test de mathématiques du PISA. Les scores moyens les plus élevés ont été enregistrés au Japon (536 points), en Corée (527 points) et en Estonie (510 points) (Graphique 4.6).
Un autre indicateur de la qualité d’un système éducatif tient à sa capacité à dispenser un enseignement équitable à tous les élèves, quel que soit le milieu dont ils sont issus. Dans les pays de l’OCDE, en moyenne, 15.5 % de la variance des scores obtenus en mathématiques dans le cadre du PISA peuvent s’expliquer par le statut socioéconomique des élèves. Cela met en évidence la nécessité de mettre en œuvre des politiques tenant compte des répercussions du statut socioéconomique sur les performances des élèves, de sorte que tous puissent réaliser pleinement leur potentiel (OCDE, 2023a). Les plus faibles effets du milieu socioéconomique sur les résultats scolaires sont relevés en Islande (9.3 % de la variance), en Norvège (9.6 %) et au Canada (10.2 %), preuve que les systèmes éducatifs de ces pays sont particulièrement équitables (Graphique 4.6).