Introduit en 2015, l’indice des données ouvertes, utiles et réutilisables (OURdata) évalue les efforts déployés par les pouvoirs publics pour concevoir et mettre en œuvre des politiques nationales d'ouverture des données publiques. Avec ses éditions ultérieures, publiées en 2017, 2019 et 2023, l'indice constitue pour les responsables politiques une source d'information utile et un indicateur essentiel de la gouvernance publique, qui évalue les progrès réalisés par les autorités pour assurer un libre accès aux données à l’appui des réformes.
La définition de l'OCDE des données ouvertes est la suivante : « les modalités non discriminatoires d’accès aux données et de partage de celles-ci, dans des conditions où les données sont lisibles par la machine, accessibles et pouvant être partagées, à titre gratuit, et utilisables par quiconque, à quelque fin que ce soit, dans le respect tout au plus d’exigences préservant l’intégrité, la provenance, l’attribution et l’ouverture » (OCDE, 2021[1]). L'indice OURdata évalue les politiques en matière de données publiques ouvertes, c'est-à-dire les données publiques mises à disposition en libre accès. Les données publiques désignent toutes les données produites et détenues par les administrations centrales et (ou) fédérales et, dans certains cas, selon le contexte national, les données réunies et recueillies par les administrations locales et régionales, celles relatives à la mobilité par exemple. L'indice ne mesure pas les retombées des données publiques ouvertes, mais vise plutôt à évaluer les mesures prises par les autorités afin de créer les conditions nécessaires à la mise à disposition de données ouvertes et de permettre et encourager leur réutilisation.
L'indice composite OURdata est constitué de trois piliers et neuf sous-piliers. Les trois grands piliers sont les suivants :
Pilier 1 : disponibilité des données : ce pilier évalue dans quelle mesure les pouvoirs publics ont adopté et rendu effective l’obligation formelle de publier données publiques ouvertes. Il mesure également la participation des parties prenantes au recensement de la demande de données et la disponibilité d'ensembles de données de forte valeur sous forme de données ouvertes. Il détermine, par exemple, si un pays a défini une stratégie en matière de données ouvertes.
Pilier 2 : accessibilité des données : ce pilier vérifie l'existence d'obligations de fourniture de données ouvertes dans des formats réutilisables, et la mesure dans laquelle les ensembles de données publiques de forte valeur sont mis à disposition dans des formats ouverts, actualisés et réutilisables, assortis de métadonnées de qualité, et par l'intermédiaire d'interfaces de programmation d'applications (API). Il évalue également la participation des parties prenantes au portail central de données ouvertes et à l'amélioration de la qualité des données. Il mesure par exemple le pourcentage d'ensembles de données ouvertes de forte valeur qui sont accessibles par le biais d’un tel portail.
Pilier 3 : soutien des pouvoirs publics à la réutilisation des données : ce pilier examine dans quelle mesure les pouvoirs publics s’emploient en amont à encourager la réutilisation des données publiques ouvertes au sein et en dehors de l'administration. Il s’intéresse par exemple aux manifestations et aux partenariats organisés avec la société civile et les entreprises pour mieux faire connaître les données publiques ouvertes et encourager leur réutilisation.