La représentation des jeunes en politique est vitale pour s'assurer que la prise de décisions reflète les expériences, les priorités et les besoins de toutes les générations. La diversité des âges au sein des gouvernements peut favoriser l’élaboration de politiques publiques plus inclusives, réduire les clivages intergénérationnels et renforcer la confiance dans les autorités en démontrant que tous les groupes d’âge ont voix au chapitre (OCDE, 2024a). Les administrations publiques doivent promouvoir la représentation des jeunes en politique tout en développant leurs capacités techniques et administratives, en utilisant des outils numériques pour améliorer l’accessibilité et s’adapter aux préférences de communication des jeunes générations (OCDE, 2022).
Alors que les 20-39 ans représentent, en moyenne, 34 % de la population en âge de voter dans les pays de l’OCDE, les parlements de la zone OCDE ne comptaient en 2024 que 22 % de parlementaires âgés de 40 ans et moins (soit un déficit de représentation de 12 points de pourcentage). Les chiffres sont très variables selon les pays, avec un pourcentage de jeunes parlementaires se hissant à 42 % en Colombie mais se cantonnant à moins de 15 % dans sept pays. En Allemagne, au Danemark, en Finlande et en Norvège, un écart de 2 points de pourcentage est à noter entre la proportion de jeunes parlementaires et la part des moins de 40 ans dans la population en âge de voter (Graphique 13.14).
En décembre 2024, sur l’ensemble de la zone OCDE, seuls 60 des 770 membres de cabinet ministériel avaient moins de 40 ans (8 %), et seuls 22 avaient 35 ans ou moins (3 %). La moyenne d’âge des membres de cabinet dans l’ensemble des pays de l’OCDE est de 53 ans, et ce depuis 2022. Les cinq cabinets ministériels les plus jeunes se trouvent au Danemark (âge moyen de 46 ans), en Lituanie (46 ans), en Estonie (47 ans) en Norvège (48 ans) et en Finlande (48 ans). Les pays où la moyenne d’âge des membres de cabinet a le plus baissé depuis 2022 sont la Colombie (-5 ans), le Luxembourg (-5), et le Mexique (-3) (Graphique 13.15).
L’enquête réalisée en 2023 montre que les jeunes (18-29 ans) sont moins engagés que d’autres groupes d’âge dans les activités politiques formelles telles que le vote, la prise de contact avec des personnalités politiques/membres du gouvernement ou la participation à des consultations publiques. L’écart le plus important concerne le vote lors d’élections nationales, les jeunes étant (selon leurs déclarations) moins susceptibles de se rendre aux urnes que les citoyens de 50 ans et plus, avec une différence de 21 points de pourcentage. À l’opposé, les jeunes sont plus enclins que leurs aînés à se livrer à des formes d’activité politique plus informelles comme la participation à des manifestations publiques (avec un écart de 5 points de pourcentage) et la publication de contenus à caractère politique sur les réseaux sociaux (écart de 5 points) (Graphique 13.16).