L’indice de l’administration numérique de l’OCDE (Digital Government Index, ou DGI) évalue les efforts déployés par les pouvoirs publics pour poser les bases nécessaires à une transformation numérique cohérente et centrée sur l'humain du secteur public. Il suit la mise en œuvre de la Recommandation du Conseil de l'OCDE sur les stratégies numériques gouvernementales (OCDE, 2014[1]) et s’appuie sur les travaux menés de longue date par l’OCDE, qui recommandent aux autorités d’élaborer des stratégies de développement des technologies et des données numériques afin d’améliorer et de décloisonner les services publics et leurs activités, mais aussi de renforcer la confiance dans les institutions publiques, conformément au Cadre d’action de l’OCDE sur l’administration numérique (DGPF) (OCDE, 2020[2]). Ce cadre définit la méthodologie à employer et le périmètre de l’enquête à réaliser pour cet indice, en couvrant les six dimensions de la maturité numérique dans le secteur public.
Conception numérique : lorsque les autorités mettent en place des structures claires, associées à des mécanismes de coordination et d'application efficaces, où le « numérique » n'est pas seulement considéré comme une question technique, mais comme un élément de transformation obligatoire qui doit être intégré dans tous les processus d'élaboration des politiques.
Secteur public fondé sur les données : lorsque les autorités reconnaissent que les données constituent un atout stratégique essentiel pour créer de la valeur publique à travers leur application à la planification, à la mise en œuvre et au suivi des politiques publiques, qu'elles prennent des mesures pour les administrer et qu'elles adoptent des règles et des principes éthiques pour les réutiliser en toute confiance et en toute sécurité.
Administration plateforme : lorsque les autorités mettent à disposition des sources claires et transparentes de lignes directrices, d'outils, de données et de logiciels qui permettent aux équipes de fournir des services axés sur l'usager, homogènes, continus, intégrés, proactifs et transsectoriels.
Ouverture par défaut : lorsque les autorités mettent à la disposition du public les données et les processus d’élaboration des politiques publiques (y compris les algorithmes), dans les limites de la législation en vigueur et en tenant compte de l’intérêt national et de l’intérêt général.
Fonctionnement axé sur l’usager : lorsque les autorités élaborent des processus, des services et des politiques en conférant une place centrale aux besoins et à la commodité des usagers et qu’elles adoptent à cet effet des mécanismes inclusifs.
Proactivité : lorsque les autorités anticipent les besoins des administrés et y répondent rapidement, évitant ainsi la mise en place de processus complexes de fourniture de données et de prestation de services.