La dynamique de convergence économique s’est essoufflée. Le ralentissement de la croissance de la productivité s’explique principalement par une diminution de l’investissement direct étranger, la réduction des avantages liés à l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales et un niveau d’innovation durablement faible. L’investissement fixe reste en berne, freinant le renforcement de l’intensité capitalistique par rapport aux économies plus avancées. Par ailleurs, l’utilisation de la main-d’œuvre est à la traîne. Les taux d’emploi et d’activité continuent d’être inférieurs à ceux observés dans les pays comparables, notamment chez les mères avec de jeunes enfants, contribuant ainsi à un écart persistant du PIB par habitant.
Afin de stimuler la croissance, l’action publique devrait privilégier la valorisation de l’écosystème d’innovation, la promotion d’un environnement économique plus propice à l’investissement dans les nouvelles technologies et le capital intellectuel, ainsi que l’amélioration des résultats dans le domaine de la santé. Il conviendra également de rehausser la qualité et l’adéquation des dispositifs d’enseignement et de formation, d’intégrer les jeunes mères dans la population active et de renforcer les politiques d’activation afin d’offrir de nouvelles formations aux personnes peu qualifiées et menacées par une suppression d’emploi dans le but de pallier les pénuries de compétences et d’accroître le taux d’activité.