Si le PIB par habitant de la Norvège est l’un des plus élevés de la zone OCDE, c’est en grande partie à la faveur de l’activité pétrolière. Depuis quelques décennies, la croissance tendancielle de l’activité continentale s’est sensiblement affaiblie, principalement en raison d’une baisse prononcée de la croissance de la productivité multifactorielle, freinée par la rigueur de la réglementation dans certains domaines. Bien que le taux d’emploi soit légèrement supérieur à la moyenne de l’OCDE, la croissance tendancielle de l’emploi n’a pas suivi celle d’autres pays nordiques.
Contrairement à d’autres pays de l’OCDE, la Norvège a privilégié les réformes dans des domaines tels que les cadres réglementaires des infrastructures matérielles, la réglementation des marchés de produits et les régimes d’insolvabilité. Il est essentiel de poursuivre les réformes dans ces domaines pour rétablir la croissance de la productivité, favoriser l’investissement, notamment l’investissement étranger, et approfondir l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales. Il faudrait alléger l’imposition du travail et réformer le régime d’invalidité pour stimuler l’activité.