L’économie de la Grèce a bien résisté au cours des crises récentes et a surpassé la zone euro ces dernières années. L’écart du PIB par habitant avec les économies les plus avancées de l’OCDE a commencé à se resserrer, sous l’effet de l’accroissement de l’intensité capitalistique, de la création d’emplois et des réformes structurelles qui ont soutenu une reprise progressive après une crise durable. Les progrès ont été toutefois freinés par la faiblesse des gains de productivité dans un contexte où le déficit d’investissement, quoiqu’en voie de se combler, reste important et où un grand nombre d’entreprises, généralement de petite taille, peinent encore à adopter des technologies numériques et à innover.
Il sera nécessaire de renforcer la productivité et de soutenir l’accroissement de l’emploi pour parvenir à augmenter les revenus, à préserver la compétitivité et à répondre aux besoins de dépenses élevés tout en maintenant la dette publique sur une trajectoire descendante. Un meilleur accès au financement pourrait être pour un plus grand nombre de PME un levier d’innovation et d’investissement dans les technologies avancées. L’amélioration de la formation et l’augmentation du taux d’activité des femmes atténueraient les pénuries de main-d’œuvre. L’allègement des contraintes administratives et réglementaires permettrait d’activer la concurrence et la dynamique des entreprises.