Le Mexique n’a accompli aucun progrès en vue de combler l’écart béant de PIB par habitant qui le sépare des économies les plus avancées de l’OCDE. Sa productivité a continué de stagner, marquée par d’importantes disparités entre les États très productifs du nord et les régions du sud. Le taux de chômage a atteint un niveau historiquement bas. Le taux d’activité reste inférieur à celui des économies avancées de l’OCDE, en particulier pour les femmes. L’investissement s’est redressé, de 2021 à 2024, à la faveur de projets d’infrastructures publiques dans le sud du pays.
Il est indispensable d’améliorer le capital humain pour relancer la productivité. L’élargissement de l’accès aux structures d’éducation et d’accueil des jeunes enfants permettrait à un plus grand nombre de femmes d’exercer des emplois rémunérés et améliorerait les résultats scolaires, ce qui soutiendrait à la fois l’emploi et la productivité. La réduction de l’économie informelle renforcerait la productivité, atténuerait les inégalités et consoliderait les finances publiques en augmentant les recettes fiscales. L’investissement pourrait être facilité en remédiant aux déficits infrastructurels et logistiques, ce qui permettrait en outre de réduire les disparités régionales. Le développement de la production d’électricité à partir de sources renouvelables contribuerait à la décarbonation de l’économie tout en rendant le pays plus attrayant pour l’investissement direct étranger.