Le revenu réel des ménages par habitant dans l’OCDE a augmenté de 0.7 % au T4 2025, en hausse par rapport à 0.3 % au T3, et a dépassé la croissance du PIB réel par habitant (0.2 %) (graphique 1). La croissance du PIB porte sur l’évolution de l’activité économique agrégée, tandis que la croissance du revenu des ménages reflète l’évolution des revenus perçus par les ménages, c’est‑à‑dire le revenu disponible pour la consommation ou l’épargne. Parmi les 20 pays disposant de données, 14 ont enregistré une hausse du revenu réel des ménages par habitant, 4 une contraction et 2 sont restés stables.
Parmi les économies du G7, la croissance du revenu réel des ménages par habitant est restée stable à 0.1 % au T4 2025, reflétant des évolutions contrastées selon les pays. Au Royaume‑Uni, le revenu réel des ménages par habitant a augmenté de 1.1 %, après une baisse de 1.2 % au T3. Ce rebond s’explique principalement par la hausse de la rémunération des salariés et des prestations sociales[1], ainsi que par la baisse des impôts sur le revenu et le patrimoine. Dans le même temps, le PIB réel par habitant s’est contracté au Royaume-Uni pour le deuxième trimestre consécutif de 0.1 %. À l’inverse, la croissance du revenu réel des ménages par habitant a légèrement ralenti au Canada (de 0.2 % au T3 à 0.1 % au T4) et aux États‑Unis (de 0.1 % à 0.0 %), et plus fortement en Allemagne (de 0.6 % à 0.0 %). L’Italie a enregistré une forte contraction du revenu réel des ménages par habitant, qui a reculé de 0.9 % au T4 2025 après une hausse de 0.4 % au T3. Cette évolution est principalement due à une accélération de l’inflation et à une baisse des revenus de la propriété reçus. La croissance du PIB réel par habitant en Italie est restée relativement stable (0.3 %). En France, le revenu réel des ménages par habitant a continué de se contracter, mais à un rythme plus modéré que le trimestre précédent, passant de ‑0.4 % au T3 à ‑0.2 % au T4.
Parmi les autres pays de l’OCDE, la Grèce et la Pologne ont enregistré les plus fortes progressions du revenu réel des ménages par habitant, passant respectivement de ‑1.3 % et ‑0.8 % au T3 2025 à 3.3 % et 2.5 % au T4 2025. En Grèce, cette hausse s’explique en partie par l’augmentation des revenus nets de la propriété ainsi que par celle de la rémunération des salariés, le taux de chômage atteignant son niveau le plus bas depuis 2009. La croissance du PIB réel par habitant en Grèce est passée de 0.6 % à 0.7 %. En Pologne, la hausse de la rémunération des salariés a compensé la baisse des prestations sociales1, entraînant une accélération de la croissance du revenu réel des ménages par habitant, tandis que la croissance du PIB réel par habitant est restée stable à 1.2 %. À l’inverse, en Finlande, l’augmentation des impôts sur le revenu et le patrimoine a érodé le revenu réel des ménages par habitant, qui a continué de se contracter, bien que dans une moindre mesure qu’au trimestre précédent (‑0.6 % au T4, après ‑0.8 % au T3).
Sur l’ensemble de l’année 2025, la croissance du revenu réel des ménages par habitant dans la zone OCDE a ralenti pour atteindre 0.8 %, contre 2.1 % en 2024, tandis que la croissance du PIB réel par habitant de la zone OCDE est restée stable à 1.2 % (graphique 2). L’Autriche a enregistré la plus forte contraction, avec un recul de 1.8 % après une croissance de 3.6 % en 2024. À l’inverse, la Pologne a enregistré la plus forte hausse pour la deuxième année consécutive (4.1 %), suivie du Chili (2.3 %).
Méthodologie (en anglais)
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- Prochaine date : 6 août 2026
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