Le PIB par habitant de la Chine rattrape rapidement son retard, mais il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre le niveau des pays les plus avancés. La population chinoise vieillit. Avec le déclin de la population d’âge actif depuis plus d’une décennie, la croissance est tirée par l’accumulation de capital et, de plus en plus, par la productivité totale des facteurs. Toutefois, malgré des taux d’investissement très élevés, le stock de capital par habitant reste modeste. Le taux de chômage est faible, mais il ne concerne que les zones urbaines, tandis que dans les zones rurales, le sous-emploi reste important.
Les réformes structurelles pourraient rehausser le potentiel de croissance et permettre un ralentissement en douceur de la croissance à mesure que la Chine se rapproche des pays les plus avancés à court et moyen termes, ce qui atténuerait l’impact d’une évolution démographique défavorable. La suppression des monopoles administratifs, l’égalité des chances pour les entreprises privées et la poursuite de la lutte contre la corruption contribueraient à améliorer la répartition des ressources et à stimuler la productivité. Des réformes visant à renforcer le système de protection sociale concourraient à réduire le taux d’épargne et à instaurer un modèle de croissance plus équilibré.