Le PIB par habitant de la France est inférieur à celui des pays de l’OCDE affichant les meilleurs résultats, principalement en raison d’une productivité du travail et de taux d’emploi et d’activité plus faibles. La persistance d’un déficit d’investissement, imputable à un sous-investissement dans les actifs incorporels malgré une hausse des investissements dans les actifs corporels, contribue également à expliquer ces médiocres résultats. L’écart de productivité du travail s’est creusé pendant la pandémie, en grande partie du fait d’une rétention de main-d’œuvre généralisée.
Pour stimuler la productivité et la croissance, une meilleure utilisation des talents s’impose, passant par l’amélioration des compétences fondamentales acquises à l’école, la réduction des inégalités devant l’enseignement, le renforcement des compétences numériques et l’obtention de résultats plus concluants dans les cursus d’enseignement et de formation professionnels. Des aides à l’innovation plus efficaces, l’abaissement des obstacles dans les secteurs de services et un allègement des prélèvements fiscaux sur le travail sont autant de leviers susceptibles d’être actionnés pour favoriser la compétitivité et la création d’emplois.