Le PIB par habitant du Pérou progresse beaucoup plus lentement depuis la fin du boom des produits de base en 2014. Sa convergence avec la moyenne de l’OCDE s’est faite au ralenti, tirée par la croissance de l’emploi, les gains d’investissement ayant été modestes et la productivité étant restée au point mort. Ce constat témoigne de faiblesses structurelles plus profondes, notamment le manque d’accumulation de capital humain, la fragilité des institutions et l’état de sous-développement des institutions.
L’informalité de l’emploi et des entreprises, omniprésente, pénalise la productivité et l’égalité ; elle rend nécessaire un programme global visant à réduire les coûts de main-d’œuvre non salariaux pour les travailleurs à faible revenu, à encourager le développement des compétences, à renforcer l’inspection du travail et la mise en application du droit du travail, à simplifier la réglementation de l’emploi et des entreprises, et à améliorer la gouvernance. Bien que l’éducation ait été ouverte à un plus grand nombre, sa qualité demeure insuffisante à tous les niveaux. La fragilité de l’état de droit et la corruption minent la confiance et ont un effet dissuasif sur l’investissement privé, tandis que la lourdeur des réglementations bride la concurrence et la régularisation des entreprises.