La croissance du PIB devrait s’établir à 1.3 % en 2025, puis à 1.1 % en 2026, portée par le renforcement de la consommation privée, à la faveur de la hausse du revenu disponible des ménages et de l’investissement public. L’investissement privé progressera également, favorisé par la baisse progressive des taux d’intérêt, mais cette progression sera freinée par les incertitudes à l’échelle mondiale. La demande extérieure se tassera cependant en raison de la hausse des droits de douane et des incertitudes commerciales. L’inflation globale annuelle devrait reculer, bien que lentement, et s’établir à 2.9 % en 2025 et 2.5 % en 2026, du fait de la persistance des tensions sur les prix dans le secteur des services. Le taux de chômage augmentera légèrement, passant de 3.7 % en 2024 à 4 % en 2026, sous l’effet d’une remontée du taux de faillites aux niveaux enregistrés avant la pandémie.
L’orientation de la politique budgétaire sera expansionniste en 2025-26 du fait de la hausse des dépenses de santé, de logement et de défense, ainsi que de la baisse des impôts sur le revenu des personnes physiques et des entreprises et des taxes environnementales. À court terme, les mesures budgétaires devraient soutenir la croissance économique, mais dégrader le solde budgétaire. Les projections annoncent un creusement du déficit public, de 0.9 % du PIB en 2024 à 2.8 % en 2026. Le gouvernement devrait privilégier les investissements à l’appui de la transition écologique et de la productivité, notamment ceux qui visent à renforcer les compétences numériques et à accroître l’adoption des technologies numériques.