La croissance du PIB réel devrait s’établir à 5.6 % en 2025 et 6.0 % en 2026. La consommation privée bénéficiera de la bonne santé du marché du travail et de la faiblesse de l’inflation tandis que l’investissement devrait opérer un modeste redressement, à la faveur d’un assouplissement des conditions financières et un accroissement des dépenses d’infrastructures publiques. L’inflation devrait rester contenue à 2.0 % en 2025 et 3.1 % en 2026, sur fond de demande intérieure équilibrée et de stabilité monétaire. Les risques sont globalement équilibrés. S’agissant des risques à la baisse, un ralentissement plus prononcé que prévu dans les grandes économies, notamment les États-Unis ou la Chine, pourrait faire fléchir la demande d’exportations philippines et avoir des effets sur les envois de fonds, et par ricochet sur la consommation et l’investissement intérieurs. En revanche, les réformes récentes visant à réduire les obstacles à l’investissement direct étranger pourraient stimuler l’investissement.
L’assouplissement de la politique monétaire devrait se poursuivre en 2025 et 2026 pour prendre une orientation plus neutre. La politique budgétaire devrait être modérément restrictive en 2025 et en 2026, avec un déficit ramené progressivement de 5.7 % du PIB en 2024 à 4.6 % en 2026. Il est primordial de compléter les réformes récentes en faveur de la concurrence par des mesures de simplification de la réglementation à l’échelle de l’ensemble de l’économie, et notamment dans les principales industries de réseau comme l’énergie, les télécommunications et les transports, pour faire décoller l’investissement qui part d’un niveau relativement bas.