La croissance de la production devrait s’établir à 2.9 % en 2025 puis à 3.3 % en 2026. Le durcissement des conditions financières et l’assainissement budgétaire modèrent la consommation des ménages. La croissance de l’investissement privé et des exportations ralentira en 2025 sous l’effet de la diminution des échanges commerciaux, avant d’accélérer progressivement en 2026. L’inflation devrait refluer fortement selon les projections grâce à une politique monétaire restrictive pour atteindre environ 15 % d’ici à la fin de 2026. Cependant, les risques de remontée de l’inflation demeurent élevés et les conséquences de l’évolution du commerce international sont incertaines.
Les politiques budgétaire et monétaire devraient demeurer restrictives pour faire en sorte que l’inflation se maintienne sur une trajectoire résolument descendante. En 2026, la décrue de l’inflation permettra à la politique monétaire de devenir moins restrictive, ce qui stimulera la croissance. Des réformes structurelles, portant notamment sur le marché du travail et sur la politique de la concurrence, pourront favoriser la stabilisation macroéconomique et amplifier le potentiel de croissance à long terme.