Le PIB devrait croître de 2.9 % en 2025 et de 2.7 % en 2026. La croissance de la consommation privée ralentira parallèlement à la modération de la progression des revenus réels. La forte incertitude et le ralentissement de l’absorption des fonds de la Facilité de l’UE pour la reprise et la résilience pèseront sur l’essor de l’investissement. La croissance des exportations pâtira de l’affaiblissement de la demande extérieure dû à la multiplication des restrictions aux échanges. Les risques tiennent à une escalade des tensions commerciales, principalement à la diminution de la demande des principaux partenaires commerciaux européens.
La prudence en matière budgétaire est de mise pour favoriser la désinflation et reconstituer des marges de manœuvre afin de pouvoir relever les défis liés au vieillissement démographique, à la transition écologique et à la hausse des dépenses de défense. Il sera également nécessaire d’améliorer le cadre réglementaire et l’efficacité du système judiciaire de façon à soutenir l’investissement dans un contexte d’incertitude élevée. Des politiques favorisant le perfectionnement et la reconversion de la main-d’œuvre contribueraient à atténuer les pénuries de compétences et à étayer la croissance de la productivité.