S’établissant à 0.5 % en 2024, le taux de croissance devrait monter à 0.9 % en 2025 et à 2.4 % en 2026. La consommation privée, soutenue par la progression des salaires réels, sera le premier moteur de la croissance, surtout en 2025. Après une forte baisse en 2024, l’investissement devrait augmenter progressivement, mais il restera bridé par la morosité des perspectives économiques et l’incertitude entourant les politiques commerciales. Les exportations devraient repartir à la hausse grâce au redressement de la demande des principaux partenaires commerciaux de la Hongrie. Cependant, la croissance de la zone euro, et plus particulièrement de l’Allemagne, constitue un risque majeur pour l’économie.
L’assouplissement monétaire en cours devrait se poursuivre, mais à un rythme modéré pour que l’inflation revienne vers l’objectif de la banque centrale. Bien qu’il soit nécessaire pour préparer les finances publiques aux dépenses liées au vieillissement démographique, l’assainissement budgétaire ralentit. De meilleures conditions de financement, une réduction de l’incertitude entourant les politiques commerciales et l’application intégrale des récentes réformes en matière d’intégrité publique seront indispensables pour favoriser un rebond de l’investissement. Une révision de la réglementation sur les faillites d’entreprises faciliterait la réallocation du capital vers des investissements productifs. Enfin, une amélioration de la réglementation dans les secteurs de l’énergie, des transports et des services professionnels encouragerait la création d’entreprises.