Après la plus profonde récession traversée par le pays depuis 1991, l’activité économique a commencé à reprendre des forces à la fin de 2024. L’expansion devrait se poursuivre et les projections annoncent une hausse de la croissance à 0.8 % en 2025 et 1.7 % en 2026, soutenue par des taux d’intérêt bas. Cependant, la hausse des restrictions aux échanges et le degré élevé d’incertitude liée aux politiques commerciales à l’échelle internationale modéreront la demande extérieure, la confiance et le rythme de la reprise. L’inflation devrait encore reculer grâce à la baisse des prix du pétrole et à l’augmentation des capacités inutilisées, notamment sur le marché du travail. Le taux de chômage devrait culminer à environ 5.4 % à la fin de 2025.
L’inflation sous-jacente étant en recul et les anticipations d’inflation bien ancrées, la banque centrale devrait progressivement réduire le taux officiel de l’argent au jour le jour au taux neutre d’environ 3 %, et plus encore si la reprise faiblit. L’assainissement des finances publiques se poursuit à un rythme approprié, mais il devra éventuellement être ralenti si l’expansion marque le pas. La croissance tendancielle restera modeste sans réformes de l’énergie, de l’innovation, de l’investissement et des compétences pour redonner du tonus à une productivité molle.