Le PIB continental devrait progresser de 1.7 % en 2025 et de 1.9 % en 2026. La forte croissance du revenu disponible des ménages stimulera la consommation privée. À mesure que les taux d’intérêt diminuent, l’investissement en logements va rebondir de sa chute. L’investissement des entreprises hors secteur pétrolier n’augmentera que légèrement en raison de l’incertitude accrue. La production pétrolière devrait pour sa part diminuer sensiblement. Les fortes tensions intérieures sur les coûts, qui tirent actuellement l’inflation vers le haut, devraient s’atténuer progressivement.
La banque centrale devrait commencer à abaisser son taux directeur vers la mi-2025, sur fond de recul de l’inflation. La politique budgétaire devrait conserver une orientation expansionniste en 2025-26, ce qui dégradera encore le solde budgétaire structurel hors pétrole. Un assouplissement de la réglementation des marchés des produits et des régimes d’insolvabilité stimulerait l’investissement privé et la productivité, tout en favorisant une croissance économique autoentretenue plus soutenue.