La croissance du PIB réel devrait s’établir à 6.3 % au cours de l’exercice budgétaire 2025-26 et à 6.4 % en 2026-27. La consommation privée va peu à peu se raffermir sous l’effet de la hausse des revenus réels, qui sera favorisée par une inflation modérée, les récentes baisses d’impôts et un renforcement du marché du travail. L’investissement sera soutenu par le recul des taux d’intérêt et par d’importantes dépenses publiques d’investissement, mais le relèvement des droits de douane appliqués par les États-Unis pèsera sur les exportations. L’inflation se maintiendra à environ 4 %, l’activité économique évoluant aux alentours de son niveau tendanciel. Une saison des moussons moins favorable ou une hausse des prix mondiaux des matières premières pourrait entraîner une augmentation des prix des produits alimentaires ainsi que de l’inflation.
Le budget de l’Union pour l’exercice 2025-26 prévoit un assainissement budgétaire modéré, visant à réduire le déficit budgétaire global de 4.8 % du PIB au cours de l’exercice 2024-25 à 4.4 % en 2025-26. Avec une inflation durablement dans la fourchette retenue comme objectif, la politique monétaire devrait progressivement devenir plus accommodante. Un meilleur ciblage des subventions à l’énergie et aux engrais, conjugué à une refonte des dépenses fiscales, pourrait améliorer l’efficience des dépenses et libérer des ressources pour d’autres priorités de l’action publique. Améliorer l’efficience logistique, moderniser les infrastructures numériques et renforcer la prévisibilité de l’action publique, en particulier en matière d’administration de l’impôt, sont autant de mesures qui pourraient stimuler l’investissement privé.