Après un fléchissement de 0.1 % en 2024, l’économie finlandaise devrait croître au rythme de 0.7 % en 2025 et de 1.1 % en 2026. L’abaissement des taux d’intérêt favorisera la consommation et l’investissement privés, malgré une confiance en berne. L’inflation devrait rester modérée, le tassement des prix de l’énergie et l’atonie de l’activité contrebalançant les tensions engendrées par la hausse des coûts des importations. Ces dernières devraient se redresser progressivement, tandis que les restrictions commerciales freineront la progression des exportations et pèseront sur la croissance mondiale. Le chômage restera élevé en 2025, avant de reculer graduellement. La guerre hybride menée par la Russie, notamment le sabotage d’infrastructures et les cyberattaques, ainsi que le renforcement des obstacles aux échanges continuent de constituer des risques majeurs.
L’assainissement budgétaire reste essentiel pour placer la dette publique sur une trajectoire descendante, dans un contexte d’intensification des tensions exercées par le vieillissement démographique et d’amplification des besoins en matière de défense et de sécurité. Une meilleure efficacité des dépenses, en particulier dans le domaine de la santé, et la poursuite de la normalisation des taux réduits de TVA une fois que la reprise sera bien engagée, font partie des priorités. Il sera également primordial de stimuler l’investissement dans la recherche-développement, d’augmenter le nombre de travailleurs très qualifiés au moyen d’une allocation plus efficace des places dans l’enseignement et d’une meilleure intégration des talents étrangers. Il sera également essentiel d’accroître l’investissement vert dans les énergies renouvelables afin de favoriser l’innovation et l’investissement et de redynamiser la productivité.