La croissance du PIB réel devrait fléchir, pour passer de 2.5 % en 2024 à 2.0 % en 2025. La croissance des exportations ralentira, l’impulsion donnée par les achats réalisés par anticipation en amont de l’entrée en vigueur des droits de douane américains étant plus que compensée par les effets négatifs de ceux-ci sur le commerce, l’investissement, les revenus et la consommation. Un redressement de la demande intérieure portera la croissance à 2.4 % en 2026. L’inflation restera inférieure à 2 %, niveau qui correspond au milieu de la fourchette retenue comme objectif. Les conséquences des droits de douane mondiaux et l’incertitude qui les entoure constituent le risque le plus important pour les perspectives.
Un assainissement budgétaire s’impose pour alléger la dette publique tout en renforçant aussi le soutien aux catégories de population vulnérables. Les autorités responsables de la politique monétaire devraient se tenir prêtes à abaisser encore les taux d’intérêt en cas de faiblesse de l’inflation et de nouvelle dégradation de la croissance. Dynamiser des marchés efficients et concurrentiels grâce à une réglementation légère, à une politique de la concurrence efficace et à une meilleure répartition des ressources, notamment en réduisant les activités économiques informelles, est une priorité absolue pour améliorer le potentiel de croissance à long terme et l’investissement.