La croissance du PIB réel devrait atteindre 2.4 % en 2025, avant de refluer à 1.9 % en 2026. Elle sera tirée par la demande intérieure, la consommation étant alimentée par la vigueur du marché du travail, la hausse des revenus réels et le fléchissement de l’inflation. L’investissement devrait augmenter en 2025-26 sous l’effet de la baisse des coûts de financement et de la mise en œuvre du Plan de relance, de transformation et de résilience (PRTR). La progression des exportations ralentira en raison de l’atonie de la demande des partenaires commerciaux, du morcellement accru des échanges et de l’effet de freinage exercé par les droits de douane imposés par les États-Unis. Les risques pesant sur la croissance économique sont orientés à la baisse, notamment en cas d’aggravation des tensions géopolitiques et commerciales, de nouveaux relèvements des droits de douane des États-Unis sur les exportations de l’UE, d’un climat d’incertitude grandissant et d’un durcissement des conditions financières mondiales.
Le déficit budgétaire devrait se réduire à 2.8 % en 2025 et à 2.3 % en 2026, à la faveur d’une croissance économique vigoureuse. En 2026, le ralentissement de la progression des dépenses imputable à la suppression progressive des subventions aux transports publics et des mesures de soutien déployées dans le contexte du phénomène météorologique de la DANA, favorisera l’assainissement budgétaire, ce qui placera la dette publique brute sur une trajectoire descendante. L’abaissement des obstacles à l’entrée dans le secteur des services, la poursuite de la simplification des réglementations à tous les échelons de l’administration publique et l’accélération des partenariats public-privé dans le cadre du PRTR doperont l’investissement et la croissance potentielle.