La croissance du PIB devrait selon les projections s’établir à 1.3 % en 2025 puis à 1.4 % en 2026. Des incertitudes élevées et une confiance en repli pèseront sur la demande intérieure, malgré un assouplissement de la politique monétaire qui accompagnera l’activité. Le relèvement des droits de douane sur les importations aux États‑Unis pèsera sur les exportations. La simplification de l’accès à l’épargne-retraite opérée à la fin de 2024 stimulera la consommation. L’inflation diminuera à court terme dans le sillage de la baisse des prix mondiaux du pétrole, mais elle repartira au second semestre de 2025 et en 2026 avec le raffermissement de l’activité.
L’assainissement budgétaire en 2025 et en 2026 contribuera à stabiliser la dette publique. Un renforcement des règles de dépenses et un élargissement de la base d’imposition, actuellement étroite, amélioreraient encore la viabilité de la dette. L’assouplissement de la politique monétaire devrait se poursuivre en 2025, avec des taux légèrement inférieurs à leur niveau neutre. La poursuite des réformes visant à améliorer l’efficience et la gouvernance des entreprises publiques, à accroître l’offre d’électricité, à réduire les goulets d’étranglement logistiques et à assouplir la réglementation favorisera l’investissement et renforcera la croissance potentielle.