La croissance économique s’établira à 3.2 % cette année puis à 2.7 % en 2026, sous l’effet du recul de l’inflation, de la baisse des taux d’intérêt et de la hausse de l’investissement public. L’accélération de l’assainissement budgétaire et les effets de l’incertitude qui prévaut à l’échelle mondiale fragiliseront l’activité, même si les fonds de l’UE continueront de stimuler l’investissement. L’inflation se hissera à 4.1 % cette année dans le contexte de la suppression progressive du plafonnement du prix de l’électricité, avant de refluer à 2.6 % en 2026. Un ralentissement mondial plus marqué des échanges et une exacerbation des tensions géopolitiques pourraient provoquer un fléchissement de la croissance, tandis qu’une progression des salaires plus persistante que prévu fait peser un risque de remontée de l’inflation.
À la faveur d’une détente des tensions sous-jacentes sur les prix, la politique monétaire pourra devenir moins restrictive. Compte tenu de l’ampleur du déficit budgétaire, un durcissement de la politique budgétaire progressif et durable s’impose afin de reconstituer les marges de manœuvre budgétaires. Améliorer et développer la formation des adultes et relever l’âge minimum de départ à la retraite pourraient contribuer à atténuer les pénuries de main-d’œuvre et à consolider la croissance.