La croissance du PIB devrait s’établir à 3.8 % en 2025, puis à 4.1 % en 2026 selon les projections. La demande intérieure sera le principal moteur de la croissance. La consommation privée restera vigoureuse grâce à la situation favorable du marché du travail. La croissance de l’investissement bénéficiera des nouvelles possibilités offertes par les secteurs à forte intensité technologique, mais les tensions commerciales internationales présentent des risques importants. L’inflation devrait augmenter sous l’effet du retrait programmé des subventions aux combustibles et d’éventuelles tensions salariales.
La dette publique a augmenté et atteint 64.6 % du PIB en 2024. L’assainissement des finances publiques est nécessaire pour reconstituer des marges de manœuvre budgétaire, notamment par la mobilisation de recettes supplémentaires et le retrait progressif des subventions à l’énergie. L’orientation neutre de la politique monétaire devrait être maintenue à court terme. De fortes disparités entre les genres pèsent sur les perspectives économiques des femmes. Un plus gros investissement dans les aides à la garde d’enfants et des mesures en faveur de la flexibilité au travail pourraient remédier à ce problème. La réduction des problèmes d’inadéquation des compétences pourrait stimuler la croissance tout comme l’inclusion sociale.